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L'idée
est de considérer la photographie dans le même sens
que la sérigraphie, c'est-à-dire procéder par
recouvrements, par couches d'impressions successives. Le temps de
pose général est donc divisé et la photographie
finale est obtenue grâce à la surimpression de ces
différentes couches. Ces photographies permettent ainsi d'imaginer
que les sels d'argent s'oxydent à la vitesse d'un repas ou
d'un coup de téléphone en mettant en scène
plusieurs actions de la vie quotidienne, et laissent ainsi apparaître,
selon leur temps de pose devant l'objectif, des objets plus ou moins
évanescents.
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