Le métro, ligne 11, Châtelet-Mairie des Lilas
2003, installation de 13 photographies argentiques couleur, 70 cm x 700 cm
réalisation grâce à l’aide à la production de la région Centre
 
Ce projet représente un nouvel axe de réflexion : il s’agit de prendre en considération le temps qui s’écoule d’une prise de vue à l’autre.
Je souhaite ici interroger cette notion d’espace-temps en réalisant des prises de vues au sein d’un espace clos qui, par sa nature même, se déplace.
Le choix du métro parisien m’apparaît judicieux pour plusieurs raisons : il représente d’une part un précieux moyen de locomotion, qui sert à effectuer des trajets précis, avec un rythme régulier, propre au nombre de stations et relatif aux heures de la journée.
D’autre part, c’est un environnement urbain ponctué de signes, souvent identiques d’une station à l’autre.
Enfin, c’est un espace relativement restreint dont on ne peut avoir de vision globale a priori.
Au cours du trajet Châtelet/Mairie des Lilas, j’ai pris une photographie couleur depuis chaque fenêtre d’un même wagon et ce, à chaque station de métro.
L’ensemble des photographies installées représente d’une part le wagon de métro et d’autre part le trajet effectué entre Châtelet et Mairie des Lilas.
Une homogénéité émerge, elle est mise en tension par ce qui est donné à voir dans le cadre de chaque fenêtre. Aucun mouvement n’est perceptible, car la prise de vue est réalisée quand le métro est à l’arrêt. Cependant, à bien regarder, rien ne coïncide d’une image à l’autre. Le métro s’est déplacé entre chaque photographie.